Mémère tire sa flemme

Publié le par mémère

Plein d’idées de notes mais pas le courage de les écrire. Pas le temps non plus, faut bien, dire, avec le départ de Pounet à préparer et tous les trucs-urgents-à-régler qui vont avec. Bon mais là ça y est, il est parti, et 2 pannes plus tard il doit être sorti du bateau de l’autre côté de la Méditerranée. Choupinette a calmé son gros chagrin et s’est habituée à s’endormir sans son gros doudou de Pounet, et se réjouit du relatif laxisme de la relative liberté qui règne en son absence.
 
Je me disais à l’instant, relativement à l’instruction/éducation/construction de Choupinette, que des domaines comme la musique ou l’équitation avaient autant d’importance pour moi que le français ou les maths et que ça ne serait peut-être pas le cas si elle allait à l’école, la pression aidant (ou nuisant ;-). Que c’est dommage de grandir en négligeant des aspects complets de sa personnalité ou de son ouverture au monde (dans un sens large), parce que ça participe à la construction d’un individu global, et que certains manques ne peuvent pas forcément être comblés plus tard, juste « rapiécés ».
Je réfléchis aussi à l’importance du travail des enfants, pas dans le sens du vol de leur enfance ni de leur exploitation bien sûr, mais plutôt comme reconnaissance de leur appartenance à la société et de leurs capacités, à faire partie du monde et pas à rester « en réserve » jusqu’à un âge où ils n’auront peut-être plus autant envie que ça de s’y investir. C’est dangereux de tuer les enthousiasmes. Je me rappelais l’autre jour avec un ami comme c’était sympa de participer à la moisson quand on était pré-ados, on était crevés, mais on rigolait bien et le meilleur moment c’était quand on rentrait perchés sur la charrette avec les ballots qui se barraient de tous les côtés, et ça sentait bon…
On était tous ensemble, adultes et enfants, chacun avait son rôle, sa part, et même les tout petits qui aidaient comme ils pouvaient. Ca ressemble drôlement à de la socialisation, ça, non ?
 

Publié dans libres d'école

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Guillemette 25/03/2007 03:21

Ce qui m'interpelle dans ton post, c'est la chance qu'ont les enfants non-sco et les parents qui vivent avec eux de garder leurs yeux, leurs oreilles et tous leurs autres sens bien ouverts à tout moment et de pouvoir s'imprégner de la beauté des choses, ou simplement d'observer leur état de fait.Combien par manque de temps et de disponibilité intellectuelle et physique après une journée de travil ou d'école ont encore la possibilité de s'émerveiller d'une fleur ouverte du jour, de l'odeur du blé coupé (pour faire le lien), de la caresse du vent... Combien sont cachés sous leur armure "sociale" à en oublier d'être et de vivre là et maintenant sur cette terre?bon allez, je viens de lire Le chevalier à l'armure rouillée, ça m'a bien touchée et ton post m'y a fait repenser.

mémÚre 25/03/2007 08:57

Cette société nous vole bien des choses, mais on peut aussi essayer de ne pas être complices involontaires ;-)

la fée Viviane 21/03/2007 14:45

Ah, ouf, un nouveau post de Mémère...
Bon séjour à Pounet :-)
Le vrai travail, ça a du bon et les enfants adorent l'expérimenter, à condition bien sûr de rester dans une certaine mesure, c'est un peu le thème de mon post d'hier soir.

mémÚre 22/03/2007 08:05

Oui, je l'ai lu après ;-)