Nous étions à Montségur...

Publié le par mémère

… le 24 février 2007, heureusement.
Samedi dernier je suis sortie de bon matin et familialement quérir du pollen et de la propolis à Apicop, petite course anodine et rapide.
Et de fil en aiguille, je me suis retrouvée vers 16h30 à hisser péniblement mon souffle au cœur aggravé par 8 mois de honteuse inactivité physique, sous une pluie battante, dans la côte de Montségur (les connaisseurs apprécieront – bon je me vois encore moins faire ça en plein cagnard mais tout de même).
Entre temps Choupinette avait pu faire sa première boule de neige de l’année au col de Jau et nous avions finalement décidé de nous rendre en la bonne ville de Foix, avec pour tout bagage quatre bocaux de pollen et un flacon de propolis. Quand en chemin j’ai aperçu le panneau « château de Montségur », mon sang n’a fait qu’un tour et mon volant aussi. Montségur, les Cathares… Le site est impressionnant, comment imaginer ces 400 personnes assiégées pendant des mois sur ce nid d’aigle, réussissant à se faire ravitailler par des chemins secrets, sortant enfin se jeter au bûcher riant et chantant sans jamais renier leur foi…
On n’a pas pu rester longtemps vu le climat, mais l’impression était forte. Je me suis empressée de me procurer dans la première librairie de garde de quoi me rafraîchir la mémoire et répondre aux questions de Choupinette. Il a fallu aussi acquérir des habits secs avant qu’elle ne chope la crève (et des brosses à dents).
Le lendemain, de nouveau sous la pluie pour monter au château de Foix, un peu moins raide quand même ;-)
On a fini par en avoir marre d’être mouillés, mais Choupinette a trouvé que c’était sympa de sortir chercher du pollen et de revenir seulement le lendemain…
C’est chouette quand on n’a plus de magasin à ouvrir à 6h le dimanche matin :-)
Pour parer à la prochaine course à rallonge, on va mettre une caisse dans le coffre avec le matériel d’urgence : affaires de toilette, sous vêtements de rechange, vêtements de pluie… vivement la prochaine escapade…
 

Publié dans en vadrouille

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pepitedechocolat 05/03/2007 12:19

Nous, c'était des pas dans les escaliers en bois (alors qu'il n'y avait personne dans l'escalier...), des coups dans les murs (il faut se la donner pour taper au creux de murs épais en pierre), et accessoirement la porte de la salle de bain ou de la chambre se fermait à clé la nuit et se rouvrait le matin, alors qu'il n'yavait personne d'autres que nous dans la maison... Puis, petit à petit, nous avons appris à vivre ensemble (*ensemble*, et pas *contre* les autres habitants) et les manifestations se sont espacées, comme si nous avions été acceptés (ce qui n'avait pas été le cas avec les locataires précédents).

pepitedechocolat 05/03/2007 10:18

Je n'ai pas osé utiliser ces mots, pour ne pas passer pour une mystico-chaispasquoi... mais en plus de ce sentiment indéfinissable que ces lieux ont gardé quelque chose de cette époque tragique, il y avait, dans la maison que nous habitions, encore quelqu'un, une personne qui était là depuis des siècles et qui y était encore quand nous sommes partis. Et même si nous l'avions voulu, nous n'aurions pas pu ignorer cette présence.

mémÚre 05/03/2007 10:50

Ca me fait plaisir ce que tu dis là, car quand je parle de manoir hanté ce n'est pas par hasard. Il y avait des pièces où il m'était impossible de rentrer, où il y avait "quelque chose" de vraiment palpable. Ce qui était connu de la famille à qui appartenait ce manoir, mais que je ne savais pas quand je l'ai senti par moi-même. Alors, mystico-trucbidule si on veut, mais je crois quand même que tout n'est pas matériel dans ce monde.

pepitedechocolat 04/03/2007 23:54

J'ai habité un petit village cathare quand j'étais enfant. Un village dont l'histoire est difficile : un siège (comme beaucoup  :-(  ) et avec la mort au bout. C'est vraiment très fort, ce qu'il reste de cette époque dans ce village (et il n'a rien de touristique, pourtant), ce qu'on y ressent, et ce que les maisons portent encore en elles... vraiment très fort.

mémÚre 05/03/2007 01:28

J'ai vraiment l'impression qu'il reste quelque chose aux endroits où des gens ont souffert, ou en tous cas ont vécu des choses très fortes... moi j'ai pas habité dans un village cathare, mais dans un manoir hanté ;-)

Juliette 04/03/2007 14:01

Ouah... c'est vrai que ça fait envie une petite escapade. Les châteaux cathares... superbes :)

la Fée Viviane 03/03/2007 15:58

Arghhh! pénible de partager le même ordi !