Conservatoire ça rime avec Obligatoire

Publié le par mémère

Choupinette fait du violon (eh non je ne recule devant aucun sacrifice, même pas celui de mon confort auriculaire), au conservatoire parce que c’est quand même là que c’est le moins cher. Bon et puis c’est pas si pire, ici toutes les écoles de musique de l’agglo ont été fédérées par le conservatoire, donc un peu formattées, mais ça n’a rien à voir avec la « maison-mère ».
 
En plus du violon, y a du solfège, qui s’appelle d’ailleurs formation musicale. Prof sympa, cours ludiques, Choupinette aime beaucoup. Ca lui fait une petite dose hebdomadaire de vie scolaire, 1h30 par semaine c’est largement suffisant et ça lui donne quand même des bases de vocabulaire (« classe », « notes », « contrôles », « cahier de liaison », « mot d’excuse », « devoirs », …). Bon et puis c’est plus cool que la vraie école quand même, heureusement d’ailleurs parce que le vendredi soir à 17h15, les pauvres gamins ont peut-être besoin d’autre chose que de s’y recoller pour une heure et demie.
 
Alors ils nous ont pondu un truc, c’est les concerts obligatoires.
 
Je sais pas vous mais pour moi, concert et obligatoire, ça va aussi bien ensemble que sardine et chocolat (et ce n’est pas un exemple au hasard, j’ai connu un énergumène qui… bon bref). Comme bien sûr il y a plusieurs classes de formation musicale, et que le concert est pour tout le monde, ça ne peut pas avoir lieu à la place du cours. Ca tombe donc forcément sur un jour et une heure où on a autre chose à faire. Forcément. Et c’est o-bli-ga-toire.
 
Le problème, c’est que j’ai développé une forte allergie au mot « obligatoire ». Ca a même tendance à s’aggraver ces temps-ci. Donc, quand je lis sur le courrier : « obligatoire », ma pensée-réflexe immédiate et primaire est « on n’ira pas ». Je m’interroge un peu quand même. Entre « bon c’est pas parce que c’est obligatoire qu’on est obligées d’y aller » et « ah bon eh bien puisque c’est obligatoire on n’ira pas », il me semble qu’il y a un pas que je n’aurais peut-être pas dû franchir. Z’ont dû me chauffer pas mal ces temps-ci pour que j’en arrive là.
 
Bon alors finalement on y a été quand même, j’ai pas pu résister au programme « Air de danses populaires, timbres et danses de communauté du Moyen Age au XIXe siècle ». Mmmm ? L’avis de Choupinette dans tout ça ? Ben, ça lui a plu, mais des fois je me demande si j’en fais pas trop dans l’enseignement par l’exemple, chapitre esprit de contradiction.
 

Publié dans au niveau du vécu

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pepitedechocolat 13/01/2007 11:20

J'ai le même genre de réaction épidermique face au mot obligatoire. Même quand c'est bien, je trouve que le manque de liberté entache le plaisir qu'on aurait pu avoir si le choix avait été libre... Et puis, si c'est bien, je pense que les gens voudront d'eux-même participer, alors pourquoi le rendre obligatoire ? Ils sont si peu sûr d'eux ? (là, je parle pas que du conservatoire, mais de "eux" en général).